“17 heures, vous êtes bien sûr Europe n° 1. C’est Daniel à l’antenne et c’est SLC qui démarre. Laissez tout tomber. Vous ferez vos devoirs plus tard, ou faites les faire par vos parents. Dans quelques minutes, en direct de nos studios, John, Paul, George et Ringo ! Oui, vous avez bien entendu, les Beatles sont dans nos murs !”
C’est ainsi que tous les jours, en fin d’après midi, débutait la cultissime émission radio Salut les copains, religieusement écoutée, et vécue, par des centaines de milliers d’ados. Le programme se terminant à 19 heures, en gros au moment du repas, le travail scolaire pouvait parfois s’en ressentir. Pour faire bonne figure et histoire d’en remettre une couche, voyant l’ampleur que prenait l’émission, les deux créateurs, Franck Ténot et Daniel Filipacci, décident dans la foulée, de lancer un magazine éponyme (1962). Pas de pot pour les parents, le succès est immédiat et colossal, plus d’un million d’exemplaires vendu par mois. Pythagore et son théorème, Jean Baptiste Poquelin dit Molière et son école des femmes prennent l’eau de toutes parts. Les idoles ou yéyés* deviennent dès lors de manière quasi effective les copains et copines des lecteurs du magazine. Il est à noter, et le détail a son importance, que pour la première fois dans l’histoire de la variété les artistes ont le même âge que leurs admirateurs, s’habillent de la même manière, fréquentent les mêmes endroits... des barrières tombent. Les deux photographes stars, Jean Marie Perier et Tony Frank “couvrent” les tournées des jeunes idoles pour le canard et réalisent bien souvent les photos des pochettes de disques. Jean Marie Perier sera d’ailleurs “le fiancé” officiel de Françoise Hardy durant de longs mois, avant le passage éclair de Mick Jagger, et celui franchement tapageur de Bob Dylan. D’ailleurs, en parlant filles, l’équipe de SLC lance Mademoiselle âge tendre, le pendant féminin. Conseils de beauté, coiffure, maquillage, fringues etc. J’en ai eu quelques uns entre les mains, franchement pas de quoi grimper aux rideaux.
Sérieusement concurrencé par des petits nouveaux, Best et Extra entre autres, SLC s’étiole et disparaît en 1974.
* Le terme yéyé est en fait la contraction de l’onomatopée anglo saxonne yeah yeah employée à tout bout de champ par les artistes d’outre manche en conclusion de bon nombre de leurs morceaux.



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“17 heures, vous êtes bien sûr Europe n° 1. C’est Daniel à l’antenne et c’est SLC qui démarre. Laissez tout tomber. Vous ferez vos devoirs plus tard, ou faites les faire par vos parents. Dans quelques minutes, en direct de nos studios, John, Paul, George et Ringo ! Oui, vous avez bien entendu, les Beatles sont dans nos murs !”
C’est ainsi que tous les jours, en fin d’après midi, débutait la cultissime émission radio Salut les copains, religieusement écoutée, et vécue, par des centaines de milliers d’ados. Le programme se terminant à 19 heures, en gros au moment du repas, le travail scolaire pouvait parfois s’en ressentir. Pour faire bonne figure et histoire d’en remettre une couche, voyant l’ampleur que prenait l’émission, les deux créateurs, Franck Ténot et Daniel Filipacci, décident dans la foulée, de lancer un magazine éponyme (1962). Pas de pot pour les parents, le succès est immédiat et colossal, plus d’un million d’exemplaires vendu par mois. Pythagore et son théorème, Jean Baptiste Poquelin dit Molière et son école des femmes prennent l’eau de toutes parts. Les idoles ou yéyés* deviennent dès lors de manière quasi effective les copains et copines des lecteurs du magazine. Il est à noter, et le détail a son importance, que pour la première fois dans l’histoire de la variété les artistes ont le même âge que leurs admirateurs, s’habillent de la même manière, fréquentent les mêmes endroits... des barrières tombent. Les deux photographes stars, Jean Marie Perier et Tony Frank “couvrent” les tournées des jeunes idoles pour le canard et réalisent bien souvent les photos des pochettes de disques. Jean Marie Perier sera d’ailleurs “le fiancé” officiel de Françoise Hardy durant de longs mois, avant le passage éclair de Mick Jagger, et celui franchement tapageur de Bob Dylan. D’ailleurs, en parlant filles, l’équipe de SLC lance Mademoiselle âge tendre, le pendant féminin. Conseils de beauté, coiffure, maquillage, fringues etc. J’en ai eu quelques uns entre les mains, franchement pas de quoi grimper aux rideaux.
Sérieusement concurrencé par des petits nouveaux, Best et Extra entre autres, SLC s’étiole et disparaît en 1974.
* Le terme yéyé est en fait la contraction de l’onomatopée anglo saxonne yeah yeah employée à tout bout de champ par les artistes d’outre manche en conclusion de bon nombre de leurs morceaux.


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