Vous avez décidé de vous engager pleinement dans votre habitat écologique.
Lorsque nous avons décidé de construire une maison neuve, nous avons pensé : autant aller jusqu’au bout de la démarche écologique. Nous nous sommes donnés pour objectif de réaliser un projet qui soit reproduisible facilement et dans un prix ne dépassant pas 110 000 euros (sans le terrain). Ce qui correspond au budget d’une maison classique.

Que reprochez-vous à l’habitat classique de type béton ?
Les maisons habituelles sont aberrantes. Elles ne respirent pas. On a l’impression d’être dans un aquarium. On y chauffe l’air et l’isolation par l’extérieur empêche de profiter du stockage de la chaleur par les murs (inertie thermique). Dans le pavillon que nous habitions auparavant, une VMC (ventilation mécanique contrôlée) était placée face à un chauffage électrique. C’est le meilleur moyen de gaspiller l’énergie. De même, les radiateurs électriques, par exemple, dessèchent bien trop l’air du logement.

En conséquence, quels choix sont développés dans la maison écologique ?
Une très grande attention est portée sur le choix de l’emplacement de la maison. Nous avons fait appel à un géo-biologue qui, après observation, a conseillé deux zones de construction en nous maintenant à une distance raisonnable d’une faille souterraine.
Le but est de placer la maison pour qu’elle profite au maximum des rayons du soleil.

C’est aussi le recours à des matériaux peu utilisés dans le bâtiment ?
Bois, paille, laine de mouton... Le but est d’utiliser des matériaux qui retiennent et stockent la chaleur. En cette saison, nous chauffons notre logement de 115 m2 à l’aide 3 à 4 bûches que nous mettons à flamber dans notre poêle le soir. Nous obtenons ainsi une température ambiante entre 18 et 20 °C. Il faut apprendre à utiliser toutes les sources de chaleur : les éclairages, les fours et autres appareillages domestiques et assurer une bonne circulation de l’air. C’est pourquoi nous n’avons pas cloisonné notre cuisine. Nous devons éviter de maintenir des espaces froids et cloisonnés. C’est ainsi que depuis mars, nous avons consommé 8 kWh d’électricité par mètre carré ; certes nous n’avons pas encore passé les mois les plus durs de l’hiver. Mais les normes de construction habituelles prévoient un maximum de consommation de 90 kWh par mètre carré et par an. La moyenne du parc immobilier français atteint les 210 kWh par mètre carré avec certains pics à 400 kWh.

La protection de l’environnement commence, et c’est votre conviction, par l’adoption de pratiques quotidiennes au sein de chaque foyer.
Le jour où nous avons pris notre première douche chaude grâce à notre système de panneaux solaires, notre plaisir était tel que nous avons compris que nous avions fait le bon choix. Il suffit d’être logique et de prendre les bonnes mesures. Nous aurions pu faire mieux mais le 100 % écologique c’est très difficile. 
Propos recueillis par JF.H
 Photographies : Mathieu B.




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Vous avez décidé de vous engager pleinement dans votre habitat écologique.
Lorsque nous avons décidé de construire une maison neuve, nous avons pensé : autant aller jusqu’au bout de la démarche écologique. Nous nous sommes donnés pour objectif de réaliser un projet qui soit reproduisible facilement et dans un prix ne dépassant pas 110 000 euros (sans le terrain). Ce qui correspond au budget d’une maison classique.

Que reprochez-vous à l’habitat classique de type béton ?
Les maisons habituelles sont aberrantes. Elles ne respirent pas. On a l’impression d’être dans un aquarium. On y chauffe l’air et l’isolation par l’extérieur empêche de profiter du stockage de la chaleur par les murs (inertie thermique). Dans le pavillon que nous habitions auparavant, une VMC (ventilation mécanique contrôlée) était placée face à un chauffage électrique. C’est le meilleur moyen de gaspiller l’énergie. De même, les radiateurs électriques, par exemple, dessèchent bien trop l’air du logement.

En conséquence, quels choix sont développés dans la maison écologique ?
Une très grande attention est portée sur le choix de l’emplacement de la maison. Nous avons fait appel à un géo-biologue qui, après observation, a conseillé deux zones de construction en nous maintenant à une distance raisonnable d’une faille souterraine.
Le but est de placer la maison pour qu’elle profite au maximum des rayons du soleil.

C’est aussi le recours à des matériaux peu utilisés dans le bâtiment ?
Bois, paille, laine de mouton... Le but est d’utiliser des matériaux qui retiennent et stockent la chaleur. En cette saison, nous chauffons notre logement de 115 m2 à l’aide 3 à 4 bûches que nous mettons à flamber dans notre poêle le soir. Nous obtenons ainsi une température ambiante entre 18 et 20 °C. Il faut apprendre à utiliser toutes les sources de chaleur : les éclairages, les fours et autres appareillages domestiques et assurer une bonne circulation de l’air. C’est pourquoi nous n’avons pas cloisonné notre cuisine. Nous devons éviter de maintenir des espaces froids et cloisonnés. C’est ainsi que depuis mars, nous avons consommé 8 kWh d’électricité par mètre carré ; certes nous n’avons pas encore passé les mois les plus durs de l’hiver. Mais les normes de construction habituelles prévoient un maximum de consommation de 90 kWh par mètre carré et par an. La moyenne du parc immobilier français atteint les 210 kWh par mètre carré avec certains pics à 400 kWh.

La protection de l’environnement commence, et c’est votre conviction, par l’adoption de pratiques quotidiennes au sein de chaque foyer.
Le jour où nous avons pris notre première douche chaude grâce à notre système de panneaux solaires, notre plaisir était tel que nous avons compris que nous avions fait le bon choix. Il suffit d’être logique et de prendre les bonnes mesures. Nous aurions pu faire mieux mais le 100 % écologique c’est très difficile. 
Propos recueillis par JF.H
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