Les Sept Samouraïs
Shichinin no samurai - Japon - 1954 - Lion d’Argent à Venise - Réalisé par Akira Kurosawa - Scénario Shinobu Hashimoto, Hideo Oguni, Akira Kurosawa - Décors : So Matsuyama -
Musique : Fumio Hayasaka - Photo de Asakazu Nakaï - Produit par Shojiro Motoki pour la Toho - Avec : Takashi Shimura (Kambei), Toshiro Mifune (Kikuchiyo), Yoshio Inaba (Gorobei), Seiji Miyaguchi (Kyuzo)...

Apparu au XIIe siècle, lors de la création de l’État féodal (shogunat), le samouraï, soldat au service d’un seigneur auquel il se vouait corps et âme, perdit de son prestige au XVIe siècle, époque de la guerre civile. Certains quittaient leur maître pour devenir mercenaires. On les appelait des ronins (hommes errants). Durant cette période, des bandits dévastaient les campagnes et opprimaient les paysans. Le film s’attache à un village dont les habitants décident de faire appel à des ronins pour les défendre. Ils n’ont toutefois comme salaire que trois repas par jour à leur offrir...
“Les hommes sont faibles, il ne reste qu’à envisager que nous puissions changer les hommes. Il faut absolument que chacun pense plus sérieusement à remettre en question le statut même de l’humanité avant de chanter les louanges d’une politique meilleure.” L’œuvre de Kurosawa est ponctuée par cette idée. Admirateur de John Ford, il nous offre, avec Les Sept Samouraïs, dans un genre qu’il maîtrise, le Jidaï Geki (film historique), une sorte de “western japonais” constamment en mouvement, jalonné de courage, d’humilité, de noblesse et d’humour, grâce notamment à la prestation espiègle et bondissante de Toshiro Mifune, son acteur fétiche. Le scénario se prêtait tellement au western que John Sturges en réalisa un remake en 1960 :
Les Sept Mercenaires.
Nécessitant de gros moyens et plus d’un an de tournage, le traitement du film à l’occidentale, se démarquant du rythme lent du cinéma japonais d’alors, fit la renommée mondiale de Kurosawa qui permit à l’Occident de redécouvrir le cinéma nippon avec Rashomon en 1950.




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Les Sept Samouraïs
Shichinin no samurai - Japon - 1954 - Lion d’Argent à Venise - Réalisé par Akira Kurosawa - Scénario Shinobu Hashimoto, Hideo Oguni, Akira Kurosawa - Décors : So Matsuyama -
Musique : Fumio Hayasaka - Photo de Asakazu Nakaï - Produit par Shojiro Motoki pour la Toho - Avec : Takashi Shimura (Kambei), Toshiro Mifune (Kikuchiyo), Yoshio Inaba (Gorobei), Seiji Miyaguchi (Kyuzo)...

Apparu au XIIe siècle, lors de la création de l’État féodal (shogunat), le samouraï, soldat au service d’un seigneur auquel il se vouait corps et âme, perdit de son prestige au XVIe siècle, époque de la guerre civile. Certains quittaient leur maître pour devenir mercenaires. On les appelait des ronins (hommes errants). Durant cette période, des bandits dévastaient les campagnes et opprimaient les paysans. Le film s’attache à un village dont les habitants décident de faire appel à des ronins pour les défendre. Ils n’ont toutefois comme salaire que trois repas par jour à leur offrir...
“Les hommes sont faibles, il ne reste qu’à envisager que nous puissions changer les hommes. Il faut absolument que chacun pense plus sérieusement à remettre en question le statut même de l’humanité avant de chanter les louanges d’une politique meilleure.” L’œuvre de Kurosawa est ponctuée par cette idée. Admirateur de John Ford, il nous offre, avec Les Sept Samouraïs, dans un genre qu’il maîtrise, le Jidaï Geki (film historique), une sorte de “western japonais” constamment en mouvement, jalonné de courage, d’humilité, de noblesse et d’humour, grâce notamment à la prestation espiègle et bondissante de Toshiro Mifune, son acteur fétiche. Le scénario se prêtait tellement au western que John Sturges en réalisa un remake en 1960 :
Les Sept Mercenaires.
Nécessitant de gros moyens et plus d’un an de tournage, le traitement du film à l’occidentale, se démarquant du rythme lent du cinéma japonais d’alors, fit la renommée mondiale de Kurosawa qui permit à l’Occident de redécouvrir le cinéma nippon avec Rashomon en 1950.



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