Un début de semaine laborieux à la Fac de Caen.

Le mouvement dure depuis 16 semaines. Les étudiants bloqueurs commencent à se faire déborder par les décisions de la direction de l’Université décidée à offrir, aux étudiants qui le souhaitent, la possibilité de suivre leurs cours et de passer leurs examens. Lundi Josette Travert, présidente de l’Université de Caen, a levé la fermeture administrative du Campus 1. " Les cours de LVE (langues), Psycho, Bio sont déplacés sur le campus 4 et dans les locaux de l’IAE (Institut d’Administration des Enteprises)" regrette Balde, membre de la commission média des étudiants bloqueurs. Au cours de l’AG de ce mardi 19 mai, tenue exceptionnellement sur les pelouses du Campus 1 (l’habituel Hall des Sports accueillait une épreuve de Badminton pour le Bac), "on a fait un point sur les autres universités et la montée de la répression tant au niveau local que national". Près de 900 étudiants ont voté pour le blocage, environ 500 contre et 250 se sont abstenus. Malgré la baisse de fréquentation qui attriste bloqueurs et antibloqueurs (1000 personnes de moins entre cette AG et celle de la semaine dernière), le mouvement continue.

Se battre une bonne fois pour toutes

"On n’a pas envie de faire des manifs à chaque rentrée scolaire. Le but est de se battre une bonne fois pour toutes" réaffirme Balde. La stratégie des plus farouches opposants à la loi sur l’autonomie des universités est de donner un second souffle au mouvement en approchant les autres foyers de résistance aux réformes du gouvernement Fillon. " On va rejoindre cet après-midi le personnel hospitalier qui manifeste contre la loi Bachelot à la Guérinière ". Vers 15 h 30, au carrefour de la rue de Falaise et du Boulevard Poincaré, les 500 étudiants ayant traversé la ville tentent la jonction avec les travailleurs de santé et du social réunis au coeur de la ZAC Monet en bordure du quartier de la Guérinière. Les forces de l’ordre empêchent la fusion des deux cortèges. Quelques étudiants hardis tentent de forcer le barrage mais sont repoussés à coups de matraques. La tension est palpable. Les forces de l’ordre parviennent finalement à éloigner les deux cortèges, en cela aidé par... la pluie.

Journée de mobilisation nationale le 26 mai

Il est 16h40, les travailleurs sociaux retournent symboliquement une dernière fois devant la DRASS où ils ont été reçu un peu plut tôt. " Nous nous opposons à une remise en cause de notre convention collective (elle date de1966 et concerne les professions du social et du médico-social) " explique Bernard Frigout, délégué CGT. " Nous nous opposons à la proposition des syndicats de patron de faire baisser le coût du travail social en baissant les salaires, en supprimant les congés trimestriels et en créant 42 emplois sans fonction et non qualifiés". Parallélement, le personnel hospitalier avait manifesté devant les locaux de l’Agence régionale d’hospitalisation. Selon Ouest-France, personnel hospitalier et travailleurs sociaux étaient environ 700 à participer à cette action.

Certes freiné par les forces de l’ordre ce mardi après-midi, le front interprofessionnel peine à prendre corps. Le pont de cette fin de semaine devrait rendre bien calme le campus. Reste à savoir combien de Français répondront à l’appel des huit centrales syndicales françaises à se mobiliser le 26 mai. Réponse dans une petite semaine.

 

 




+++
Un début de semaine laborieux à la Fac de Caen.

Le mouvement dure depuis 16 semaines. Les étudiants bloqueurs commencent à se faire déborder par les décisions de la direction de l’Université décidée à offrir, aux étudiants qui le souhaitent, la possibilité de suivre leurs cours et de passer leurs examens. Lundi Josette Travert, présidente de l’Université de Caen, a levé la fermeture administrative du Campus 1. " Les cours de LVE (langues), Psycho, Bio sont déplacés sur le campus 4 et dans les locaux de l’IAE (Institut d’Administration des Enteprises)" regrette Balde, membre de la commission média des étudiants bloqueurs. Au cours de l’AG de ce mardi 19 mai, tenue exceptionnellement sur les pelouses du Campus 1 (l’habituel Hall des Sports accueillait une épreuve de Badminton pour le Bac), "on a fait un point sur les autres universités et la montée de la répression tant au niveau local que national". Près de 900 étudiants ont voté pour le blocage, environ 500 contre et 250 se sont abstenus. Malgré la baisse de fréquentation qui attriste bloqueurs et antibloqueurs (1000 personnes de moins entre cette AG et celle de la semaine dernière), le mouvement continue.

Se battre une bonne fois pour toutes

"On n’a pas envie de faire des manifs à chaque rentrée scolaire. Le but est de se battre une bonne fois pour toutes" réaffirme Balde. La stratégie des plus farouches opposants à la loi sur l’autonomie des universités est de donner un second souffle au mouvement en approchant les autres foyers de résistance aux réformes du gouvernement Fillon. " On va rejoindre cet après-midi le personnel hospitalier qui manifeste contre la loi Bachelot à la Guérinière ". Vers 15 h 30, au carrefour de la rue de Falaise et du Boulevard Poincaré, les 500 étudiants ayant traversé la ville tentent la jonction avec les travailleurs de santé et du social réunis au coeur de la ZAC Monet en bordure du quartier de la Guérinière. Les forces de l’ordre empêchent la fusion des deux cortèges. Quelques étudiants hardis tentent de forcer le barrage mais sont repoussés à coups de matraques. La tension est palpable. Les forces de l’ordre parviennent finalement à éloigner les deux cortèges, en cela aidé par... la pluie.

Journée de mobilisation nationale le 26 mai

Il est 16h40, les travailleurs sociaux retournent symboliquement une dernière fois devant la DRASS où ils ont été reçu un peu plut tôt. " Nous nous opposons à une remise en cause de notre convention collective (elle date de1966 et concerne les professions du social et du médico-social) " explique Bernard Frigout, délégué CGT. " Nous nous opposons à la proposition des syndicats de patron de faire baisser le coût du travail social en baissant les salaires, en supprimant les congés trimestriels et en créant 42 emplois sans fonction et non qualifiés". Parallélement, le personnel hospitalier avait manifesté devant les locaux de l’Agence régionale d’hospitalisation. Selon Ouest-France, personnel hospitalier et travailleurs sociaux étaient environ 700 à participer à cette action.

Certes freiné par les forces de l’ordre ce mardi après-midi, le front interprofessionnel peine à prendre corps. Le pont de cette fin de semaine devrait rendre bien calme le campus. Reste à savoir combien de Français répondront à l’appel des huit centrales syndicales françaises à se mobiliser le 26 mai. Réponse dans une petite semaine.

 

 



Réagir





modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.



(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)



Qui êtes-vous ? (Optionnel)








le bouffon
flux rss  Flux rssInscription à la newsletter