A l’occasion du 9ème festival “Sur les routes des musiques Tsiganes”, organisé par l’espace Jean Vilar et l’association Archipel, du 16 au 31 janvier, le Théâtre de Caen accueillait ce samedi trois figures emblématiques de la scène flamenca : le guitariste barcelonais, Manuel Delgado qui fut une des révélations du Premier festival de guitare flamenca de Paris, accompagné au chant par Alberto Garcia, qui depuis 11 ans prête sa voix à de nombreuses formations traditionnelles et, au cajon, Miguel Sanchez, qui fut notamment finaliste du “Concurso nacional del cante de las minas de la Union”. Quelques minutes avant le début de la représentation à 17h, les Foyers du Théâtre accueillaient déjà une foule considérable : de nombreux spectateurs sont installés dans les marches, d’autres ont même du compter sur l’appui de leurs deux jambes. Au final, les curieux affluant durant tout le concert, la prestation a reuni près de 800 personnes. Pendant une heure, Manuel Delgado et ses deux comparses ont su captiver leur public, offrant un flamenco de qualité, dans sa tradition, alternant des rythmes “sanguins” et des airs plus tranquilles ; et tous les trois, unis dans un accord subtil, ont reçu à chaque fin de chanson des applaudissements nourris et sont repartis sous des ovations.


Entretien avec Manuel Delgado à sa sortie de scène.

Que représente le festival pour vous ?
Manuel Delgado : Ce type de festivals correspond à une reconnaissance de la valeur de ce peuple, de ce que le monde Tsigane représente. Il traduit également une certaine volonté de le mettre en avant et répond à une demande du public.
Quelles sont vos références musicales ?
M.D : Ce qui m’inspire, c’est le flamenco des années 70, Juan Habichuela et d’autres. Après Paco de Lucia (qui demeure la référence de la guitare flamenca, ayant remporté ses premiers prix à l’âge de 12 ans et ayant porté cette musique bien au-delà des frontières espagnoles. N.D.L.R), la liste des guitaristes actuels qui compte pour moi est très longue : elle ne compte pas moins de 40 musiciens.
Comment définiriez- vous votre musique ?

M.D : Comme un petit (et j’insiste sur le terme “petit", je ne voudrais pas paraître prétentieux !) apport personnel à l’univers du flamenco.
Quelle place occupe la musique dans la culture Tsigane ?
M.D : La musique, dans la culture Tsigane est un acte quotidien, qui ne passe pas forcément par le conservatoire ou les écoles de musique. Elle fait appel à d’autres sources, qui se définissent dans une tradition plus “orale”.


Discographie :


-  Manuel Delgado : Aire (1985), Azucena (2000).

-  Alberto Garcia : La danse du vent (du guitariste Louis Winsberg).

-  Miguel Sanchez : Thalisma (2000), Reunion (2004).




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A l’occasion du 9ème festival “Sur les routes des musiques Tsiganes”, organisé par l’espace Jean Vilar et l’association Archipel, du 16 au 31 janvier, le Théâtre de Caen accueillait ce samedi trois figures emblématiques de la scène flamenca : le guitariste barcelonais, Manuel Delgado qui fut une des révélations du Premier festival de guitare flamenca de Paris, accompagné au chant par Alberto Garcia, qui depuis 11 ans prête sa voix à de nombreuses formations traditionnelles et, au cajon, Miguel Sanchez, qui fut notamment finaliste du “Concurso nacional del cante de las minas de la Union”. Quelques minutes avant le début de la représentation à 17h, les Foyers du Théâtre accueillaient déjà une foule considérable : de nombreux spectateurs sont installés dans les marches, d’autres ont même du compter sur l’appui de leurs deux jambes. Au final, les curieux affluant durant tout le concert, la prestation a reuni près de 800 personnes. Pendant une heure, Manuel Delgado et ses deux comparses ont su captiver leur public, offrant un flamenco de qualité, dans sa tradition, alternant des rythmes “sanguins” et des airs plus tranquilles ; et tous les trois, unis dans un accord subtil, ont reçu à chaque fin de chanson des applaudissements nourris et sont repartis sous des ovations.


Entretien avec Manuel Delgado à sa sortie de scène.

Que représente le festival pour vous ?
Manuel Delgado : Ce type de festivals correspond à une reconnaissance de la valeur de ce peuple, de ce que le monde Tsigane représente. Il traduit également une certaine volonté de le mettre en avant et répond à une demande du public.
Quelles sont vos références musicales ?
M.D : Ce qui m’inspire, c’est le flamenco des années 70, Juan Habichuela et d’autres. Après Paco de Lucia (qui demeure la référence de la guitare flamenca, ayant remporté ses premiers prix à l’âge de 12 ans et ayant porté cette musique bien au-delà des frontières espagnoles. N.D.L.R), la liste des guitaristes actuels qui compte pour moi est très longue : elle ne compte pas moins de 40 musiciens.
Comment définiriez- vous votre musique ?

M.D : Comme un petit (et j’insiste sur le terme “petit", je ne voudrais pas paraître prétentieux !) apport personnel à l’univers du flamenco.
Quelle place occupe la musique dans la culture Tsigane ?
M.D : La musique, dans la culture Tsigane est un acte quotidien, qui ne passe pas forcément par le conservatoire ou les écoles de musique. Elle fait appel à d’autres sources, qui se définissent dans une tradition plus “orale”.


Discographie :


-  Manuel Delgado : Aire (1985), Azucena (2000).

-  Alberto Garcia : La danse du vent (du guitariste Louis Winsberg).

-  Miguel Sanchez : Thalisma (2000), Reunion (2004).



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