“Ségolène et Nicolas”, le petit reggae aigre-doux de Khalifa a bien vite quitté la bulle du net pour gagner la presse, les ondes et finir sur les plateaux de télévision (jusque chez Denisot !). C’est que ce titre faussement innocent en amuse et séduit plus d’un et ce, dès la première écoute. Quatre minutes de paroles piquantes accompagnent un clip à seulement “23 euros” signé Dhom qui pastiche avec fraîcheur les prestations des élus devant les caméras. “Puisque les hommes et femmes politiques s’amusent à faire du show-biz chez Drucker, à parler de leurs week-ends à la campagne, j’ai eu envie d’enfiler le costard et de mettre un pied chez eux”. Du moins dans le parc du conseil régional où s’est tournée une partie du clip...
Le sujet de la course à la présidentielle s’est imposé à Khalifa dès septembre. “Deux mois avant les primaires du parti socialiste, on nous promettait déjà une bipolarité alors qu’il n’y a pas loin de 40 candidats”. Deux super-favoris que Khalifa n’a pu s’empêcher d’égratigner. “Faut un peu plus pour maîtriser les rênes/Qu’un beau tailleur ou un joli minois", sans oublier quelques saillies sur le suspens planant autour du programme de la candidate socialiste. Pour définir la politique de N. Sarkozy, il adopte un ton nettement plus incisif : “À coup de masse il remanie l’acquis/Toute la crasse des banlieues parisiennes/Au jet de haine il efface vos soucis".
À tordre les discours des deux favoris en pleine campagne à la présidence, Khalifa fait entendre sa voix bien plus haut que les fois précédentes. Car il n’en est pas à son premier texte rédigé à chaud. Depuis 15 ans,
le chanteur de Positive Radical Sound (groupe caennais) place l’actualité sociale et politique au cœur de son travail d’écriture. En 1997,
il écrit “Algérie”, puis en 98 “Bougnoule, Black, Negro, Bicot“ pour signifier son raz le bol de “devoir toujours justifier mon intégration alors que je suis né en France”. En 1999, c’est la mort de Mohamed Berrichi (Dammarie-les-Lys dans le 77) lors d’un guet-apens de la Brigade Anti Criminalité qui guide sa plume vers l’écriture d’un Requiem de la Bac interprété avec le groupe Saï-Saï.
Alors aujourd’hui, un concours de circonstances embarque Khalifa dans une belle tourmente médiatique qui place la sortie de son album solo sous les meilleurs auspices. “Ségolène et Nicolas”, son titre insolent, figurera naturellement sur son disque à paraître chez Taxi Record courant 2007.
Un essai à transformer.

 

Retrouvez le clip de Khalifa sur http://www.myspace.com/kleefa




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“Ségolène et Nicolas”, le petit reggae aigre-doux de Khalifa a bien vite quitté la bulle du net pour gagner la presse, les ondes et finir sur les plateaux de télévision (jusque chez Denisot !). C’est que ce titre faussement innocent en amuse et séduit plus d’un et ce, dès la première écoute. Quatre minutes de paroles piquantes accompagnent un clip à seulement “23 euros” signé Dhom qui pastiche avec fraîcheur les prestations des élus devant les caméras. “Puisque les hommes et femmes politiques s’amusent à faire du show-biz chez Drucker, à parler de leurs week-ends à la campagne, j’ai eu envie d’enfiler le costard et de mettre un pied chez eux”. Du moins dans le parc du conseil régional où s’est tournée une partie du clip...
Le sujet de la course à la présidentielle s’est imposé à Khalifa dès septembre. “Deux mois avant les primaires du parti socialiste, on nous promettait déjà une bipolarité alors qu’il n’y a pas loin de 40 candidats”. Deux super-favoris que Khalifa n’a pu s’empêcher d’égratigner. “Faut un peu plus pour maîtriser les rênes/Qu’un beau tailleur ou un joli minois", sans oublier quelques saillies sur le suspens planant autour du programme de la candidate socialiste. Pour définir la politique de N. Sarkozy, il adopte un ton nettement plus incisif : “À coup de masse il remanie l’acquis/Toute la crasse des banlieues parisiennes/Au jet de haine il efface vos soucis".
À tordre les discours des deux favoris en pleine campagne à la présidence, Khalifa fait entendre sa voix bien plus haut que les fois précédentes. Car il n’en est pas à son premier texte rédigé à chaud. Depuis 15 ans,
le chanteur de Positive Radical Sound (groupe caennais) place l’actualité sociale et politique au cœur de son travail d’écriture. En 1997,
il écrit “Algérie”, puis en 98 “Bougnoule, Black, Negro, Bicot“ pour signifier son raz le bol de “devoir toujours justifier mon intégration alors que je suis né en France”. En 1999, c’est la mort de Mohamed Berrichi (Dammarie-les-Lys dans le 77) lors d’un guet-apens de la Brigade Anti Criminalité qui guide sa plume vers l’écriture d’un Requiem de la Bac interprété avec le groupe Saï-Saï.
Alors aujourd’hui, un concours de circonstances embarque Khalifa dans une belle tourmente médiatique qui place la sortie de son album solo sous les meilleurs auspices. “Ségolène et Nicolas”, son titre insolent, figurera naturellement sur son disque à paraître chez Taxi Record courant 2007.
Un essai à transformer.

 

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