Réalisation : Wong Kar-Wai - Production : Paradis Films, W. Kar-Wai, Block 2 Pictures - Scénario/Dialogues : W. Kar-Wai - Photo : Christopher Doyle, Mark Li Ping-Bing - Décors et montage : William Chong Suk-Ping - Musique : Shigeru Umebayashi, Michael Galasso
Avec : Maggie Cheung, Tony Leung, Rebecca Pan.

Hong-kong, 1962. Deux couples louent simultanément une chambre “chez l’habitant”, dans deux appartements contigus. Les Chan logent chez Mme Suen, aimable sexagénaire qui reçoit tous les soirs des amis pour une partie de mah-jong ; les Chow habitent à côté. M. Chan et Mme Chow ont l’un et l’autre une aventure extraconjugale (peut-être ensemble) et leurs conjoints, abandonnés, deviennent de plus en plus liés. Amis, confidents, amoureux enfin mais pas davantage, le film relate la longue théorie de leurs rendez-vous, dans une chambre ou dans la rue. M.Chow quitte Hong-kong pour un travail d’un an à Singapour. Un épilogue (situé en 1966) nous apprend que Mme Chan a eu un enfant, peut-être issu de sa dernière rencontre avec M.Chow, tandis que celui-ci est allé enterrer le secret de son amour dans le temple d’Angkor.
Dans ce splendide jeu d’ombres et de lumières, de cadrages (jeu sur les reflets des miroirs), de mouvements d’appareils (rapides panoramiques à la place des traditionnels champs contrechamps) d’ellipses (d’un plan à l’autre), seuls les changements vestimentaires indiquent parfois l’écoulement du temps renforçant la sensation de vertige procurée par ce petit théâtre domestique.
Ainsi au montage, Wong Kar-Wai gomme le plus possible l’action dramatique au profit de l’impression : la relation des deux héros reste platonique, ce qui n’était pas prévu sur le script original. Du coup, la sublimation de leurs sentiments passe par le non-dit, ainsi que par un étonnant jeu de rôles, où chacun prend peu à peu la place du conjoint de l’autre.
Mais dès l’instant où l’échec de leur relation est consommé, la réalité reprend ses droits dans les décors imposants du temple d’Angkor, haut lieu d’Histoire et de mémoire qui relativise l’importance du secret que le héros est venu enfouir dans les murs.
Rarement mélodrame avait trouvé issue aussi poignante.




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Réalisation : Wong Kar-Wai - Production : Paradis Films, W. Kar-Wai, Block 2 Pictures - Scénario/Dialogues : W. Kar-Wai - Photo : Christopher Doyle, Mark Li Ping-Bing - Décors et montage : William Chong Suk-Ping - Musique : Shigeru Umebayashi, Michael Galasso
Avec : Maggie Cheung, Tony Leung, Rebecca Pan.

Hong-kong, 1962. Deux couples louent simultanément une chambre “chez l’habitant”, dans deux appartements contigus. Les Chan logent chez Mme Suen, aimable sexagénaire qui reçoit tous les soirs des amis pour une partie de mah-jong ; les Chow habitent à côté. M. Chan et Mme Chow ont l’un et l’autre une aventure extraconjugale (peut-être ensemble) et leurs conjoints, abandonnés, deviennent de plus en plus liés. Amis, confidents, amoureux enfin mais pas davantage, le film relate la longue théorie de leurs rendez-vous, dans une chambre ou dans la rue. M.Chow quitte Hong-kong pour un travail d’un an à Singapour. Un épilogue (situé en 1966) nous apprend que Mme Chan a eu un enfant, peut-être issu de sa dernière rencontre avec M.Chow, tandis que celui-ci est allé enterrer le secret de son amour dans le temple d’Angkor.
Dans ce splendide jeu d’ombres et de lumières, de cadrages (jeu sur les reflets des miroirs), de mouvements d’appareils (rapides panoramiques à la place des traditionnels champs contrechamps) d’ellipses (d’un plan à l’autre), seuls les changements vestimentaires indiquent parfois l’écoulement du temps renforçant la sensation de vertige procurée par ce petit théâtre domestique.
Ainsi au montage, Wong Kar-Wai gomme le plus possible l’action dramatique au profit de l’impression : la relation des deux héros reste platonique, ce qui n’était pas prévu sur le script original. Du coup, la sublimation de leurs sentiments passe par le non-dit, ainsi que par un étonnant jeu de rôles, où chacun prend peu à peu la place du conjoint de l’autre.
Mais dès l’instant où l’échec de leur relation est consommé, la réalité reprend ses droits dans les décors imposants du temple d’Angkor, haut lieu d’Histoire et de mémoire qui relativise l’importance du secret que le héros est venu enfouir dans les murs.
Rarement mélodrame avait trouvé issue aussi poignante.



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