Ampoules basse-consommation, voiture à moteur hybride, emballages biodégradables... Les industriels à l’écoute des consommateurs de plus en plus sensibles à leur environnement rivalisent d’ingéniosité pour proposer des solutions toutes plus respectueuses, malheureusement parfois seulement en apparence, de l’environnement. La solution est-elle pourtant celle-là ? Il est évident qu’il est toujours préférable de privilégier des technologies permettant d’économiser des ressources naturelles de plus en plus rares. Mais elles ne constituent probablement pas une solution suffisante, car la possibilité pour les générations futures de vivre sereinement demain sur notre planète ne dépend plus seulement de gestes quotidiens mais de notre capacité à remettre radicalement en cause notre mode de vie ancré dans l’équation consommation = bonheur !
Même faible (2 % en moyenne depuis 35 ans), la croissance s’est traduite par un quasi-doublement de notre consommation. Or toute consommation supplémentaire est synonyme d’une destruction de notre environnement : il faut des matières premières (du pétrole bien sûr mais aussi du bois, du cuivre...) pour fabriquer et transporter, mais aussi pour utiliser et se débarrasser, une fois usés, dépassés ou démodés les produits que l’on utilise au quotidien.
Certes les technologies permettent aujourd’hui d’économiser, à volume égal, les ressources naturelles mais tout le problème vient justement du fait que le volume n’est pas égal et au contraire ne cesse d’augmenter d’année en année. Ainsi les appareils ménagers consomment individuellement moins d’électricité qu’autrefois sauf qu’ils sont bien plus nombreux : robots, lecteurs DVD, MP3, micro-ordinateurs, consoles, climatisations... De même les voitures consomment au kilomètre moins de carburant mais les distances parcourues par les ménages ont considérablement augmenté et les voyages en avion de plus en plus nombreux. C’est cette accumulation infinie de marchandises que dénoncent les partisans de la décroissance. Cette expression souligne l’urgente nécessité de baisser années après années le volume de biens de services produits et consommés. Ce n’est pas une réflexion nouvelle. Dans les années 70 en effet, l’économiste roumain N. Georgescu-Roegen eu cette formule aujourd’hui célèbre : “Celui qui croit qu’une croissance infinie est compatible avec un monde fini est un fou ou un économiste”. Trente années plus tard, cette réalité s’est aggravée. Il est certain que la planète ne peut plus supporter la charge que nous lui faisons porter.
Nicolas F

A voir aussi sur le sujet :

 

Quand l’écologie commence chez soi.

Visite : la maison écologique de D.Maguet

 




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Ampoules basse-consommation, voiture à moteur hybride, emballages biodégradables... Les industriels à l’écoute des consommateurs de plus en plus sensibles à leur environnement rivalisent d’ingéniosité pour proposer des solutions toutes plus respectueuses, malheureusement parfois seulement en apparence, de l’environnement. La solution est-elle pourtant celle-là ? Il est évident qu’il est toujours préférable de privilégier des technologies permettant d’économiser des ressources naturelles de plus en plus rares. Mais elles ne constituent probablement pas une solution suffisante, car la possibilité pour les générations futures de vivre sereinement demain sur notre planète ne dépend plus seulement de gestes quotidiens mais de notre capacité à remettre radicalement en cause notre mode de vie ancré dans l’équation consommation = bonheur !
Même faible (2 % en moyenne depuis 35 ans), la croissance s’est traduite par un quasi-doublement de notre consommation. Or toute consommation supplémentaire est synonyme d’une destruction de notre environnement : il faut des matières premières (du pétrole bien sûr mais aussi du bois, du cuivre...) pour fabriquer et transporter, mais aussi pour utiliser et se débarrasser, une fois usés, dépassés ou démodés les produits que l’on utilise au quotidien.
Certes les technologies permettent aujourd’hui d’économiser, à volume égal, les ressources naturelles mais tout le problème vient justement du fait que le volume n’est pas égal et au contraire ne cesse d’augmenter d’année en année. Ainsi les appareils ménagers consomment individuellement moins d’électricité qu’autrefois sauf qu’ils sont bien plus nombreux : robots, lecteurs DVD, MP3, micro-ordinateurs, consoles, climatisations... De même les voitures consomment au kilomètre moins de carburant mais les distances parcourues par les ménages ont considérablement augmenté et les voyages en avion de plus en plus nombreux. C’est cette accumulation infinie de marchandises que dénoncent les partisans de la décroissance. Cette expression souligne l’urgente nécessité de baisser années après années le volume de biens de services produits et consommés. Ce n’est pas une réflexion nouvelle. Dans les années 70 en effet, l’économiste roumain N. Georgescu-Roegen eu cette formule aujourd’hui célèbre : “Celui qui croit qu’une croissance infinie est compatible avec un monde fini est un fou ou un économiste”. Trente années plus tard, cette réalité s’est aggravée. Il est certain que la planète ne peut plus supporter la charge que nous lui faisons porter.
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