Nicolas Chevassus-Au-Louis, Les briseurs de machines : de Nedd Ludd à José Bové, Seuil, 2006, 20 euros
Il est des pans entiers de l’histoire sociale qui restent dans la pénombre. Celle des briseurs de machines dans la première partie du XIXe siècle en fait partie. Ce mouvement naît avec la révolte des luddites en 1811 dans l’Angleterre des débuts de la révolution industrielle. Ned Ludd est, semble-t-il, un personnage imaginaire qui fédère diverses résistances à l’arrivée des machines dans l’industrie textile. En l’espace de quelques années, plus de mille machines sont détruites par des bandes organisées avant que la répression policière ne mette fin à la contestation. Des répliques touchent alors toute l’Europe jusque vers les années 1850, période qui voit la stratégie ouvrière changer de nature pour s’orienter vers un combat plus politique. Les analyses socio-économiques divergent pour interpréter ces émeutes. Les historiens Hobsbawm et Thompson y décèlent, eux, la naissance de la classe ouvrière, utilisant l’émeute comme technique de négociation collective ; une stratégie sociale donc et pas simplement un ensemble de réflexes réactionnaires.

Driss Chraïbi, L’homme qui venait du passé, folio, Gallimard, 2006, 5,90 euros
Entre deux beignets et un joint, Ali, inspecteur à Marrakech se charge d’étouffer une affaire criminelle qui met les autorités en difficulté. Un homme a été retrouvé mort au fond d’un puits dans un palais de la ville et le cadavre semble intéresser toute la communauté internationale. Et pour cause : il s’agit d’un leader terroriste bien connu de n’importe quel quidam. Avec des méthodes peu orthodoxes, l’inspecteur remet le cadavre dans le placard pour apaiser les esprits mais entame néanmoins la véritable enquête jusqu’à obtenir une carte exhaustive du réseau terroriste aux ramifications internationales. Sur un ton toujours empreint d’humour et d’impertinence et avec des mises en scène souvent très cocasses, Chraïbi bouscule, déplace les clichés, se moque de la pseudo-guerre du “bien contre le mal”, expose au grand jour les différends douteux entre la mafia et le politique. Une comédie grinçante qui se déploie sans illusion.

Giancarlo De Cataldo, Romanzo criminale, Métailié, 2006, 23 euros
Voici l’histoire du Libanais et de sa bande de petits voyous faisant main basse sur Rome à partir des années 70. Un roman qui touche la réalité de très près. À la fois sombre et palpitant.

Étienne Davodeau, Rural ! , Chronique d’une collision politique, Delcourt, 2004, 14 euros
Des ruraux s’organisent et tentent de résister à l’arrivée d’une autoroute. Un combat qui semble perdu d’avance. L’auteur nous livre un vrai reportage en bande dessinée, préfacé par José Bové.

Robert Mc Liam Wilson, Eureka street, 10x18, 1999, 8,50 euros
À Belfast, les tribulations et les joies d’une ribambelle de personnages aux humeurs parfois fantasques sont contées avec un humour décapant et une profonde poésie. Entre tragique et comique, voici un livre qui ne s’oublie pas.

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, Sociologie de la bourgeoisie, La Découverte, 2003, 7,95 euros
Un couple de sociologues nous démontre que la notion de classe sociale est loin d’être morte. Et s’il en reste une bien vivante, il se pourrait bien que ce soit la bourgeoisie, camarade !

Fred Vargas, Dans les bois éternels, Viviane Hamy, 2006, 18 euros
De quoi réjouir les chaumières : un nouveau Vargas ! On s’accroche à nouveau aux basques (sans offense pour ses origines béarnaises !) du mélancolique commissaire Adamsberg dont les intuitions déroutantes promettent une enquête bien tordue...

LA CONJURATION DES IMBÉCILES, John Kennedy Toole, Ed.10/18 - Domaine étranger 1981
Si vous ne riez pas aux éclats en lisant ce livre, c’est que vous avez sans doute de graves problèmes ou alors vous êtes dans un état dépressif très avancé. C’est à l’âge de 32 ans, dans les années 70, que l’auteur de ce chef-d’œuvre met fin à ses jours persuadé qu’il est un écrivain raté (son roman a été refusé par tous les éditeurs contactés). Dès lors, sa mère reprend le flambeau et parvient à force d’acharnement à le faire publier en 1981. Il obtient le prix Pulitzer et un succès inespéré. Au centre de ce roman totalement loufoque se trouve Ignatius Reilly, personnage picaresque, haut en couleurs et sacré fouteur de merde. Toutes ses initiatives virent aufiasco, que ce soit dans le domaine du travail, dans ses tentatives de révolution comme dans ses relations avec les autres. Il remplit par ailleurs des cahiers d’enfant entiers de ses propos châtiés, souvent pédants et totalement en décalage. Ignatius est un personnage outrecuidant, entouré d’abrutis et on lui pardonne tous ses excès. Ce livre est aussi l’occasion de se plonger dans l’atmosphère de la Nouvelle-Orléans dont il a été beaucoup question récemment. 

Patrik Ourednik, Europeana, Une brève histoire du XXe siècle, Éditions Allia, 2005, 6,10 euros

L’auteur, d’origine tchèque, revisite l’histoire de ce court vingtième siècle, au travers de vies, d’histoires, d’anecdotes nombreuses et variées. Son écriture dessine un entrelacs de faits qui certaines fois s’entrechoquent, d’autres fois résonnent, parfois laissent pantois. Certains thèmes sont récurrents comme la notion de progrès, la première et la seconde guerre mondiale, le racisme, les bouleversements sociaux à l’œuvre au siècle dernier. Sous une fausse naïveté se cache une vision crue et lucide des croyances et des non-dits de cette europeana qui nous est encore si proche. Les raccourcis historiques sont assumés et certaines anecdotes vous laisseront sans voix. Comme celle de ce soldat allemand amoureux fou d’une femme juive morte en déportation apprenant un jour que le savon qu’il utilise provient des cadavres issus des camps d’extermination. Etonnante aussi l’histoire de ce pilote qui décide d’appeler son avion Enola Gay en souvenir de sa grand-mère irlandaise. Il trouve ça rigolo. Cet avion transporte, en août 1945, au-dessus d’Hiroshima, une bombe atomique... Le ton est donné.

Alexis Salatko, Horowitz et mon père, Fayard, 2006, 14 euros
Mme Radzanov ne cessera jamais de harceler son fils pour qu’il reprenne sérieusement le piano. Pourtant, depuis que tous deux comme tant d’autres ont dû quitter l’Ukraine après la révolution d’Octobre, Dimitri a fait le choix définitif de délaisser la carrière de concertiste qui s’offrait à lui. Mais la musique n’a jamais quitté son existence. Comme lorsqu’à Kiev il affrontait avec succès au piano le désormais célèbre Horowitz, il continue de livrer ses duels musicaux dans l’ombre, secondé par son fils qui porte la voix narrative de cet émouvant récit. Installé dans une banlieue parisienne et marié à une femme de condition modeste, comédienne de profession (imaginez le mépris de la belle-mère !), Dimitri mène une vie quelque peu médiocre en gagnant sa vie aux usines Pathé Marconi où, non sans ironie il fabrique les disques de son éternel rival. Mais l’est-il réellement ? Dimitri Radzanov a choisi contre la gloire et la solitude inévitablement associées, les joies et les valeurs d’une vie remplie d’amour et de combats. Une écriture sensible et tendrement mélancolique tisse les mots de ce très beau texte.

Hernàn Rivera Letelier, Mirage d’amour avec fanfare, Métailié, Coll. Suites, 2004, 9,50 euros
Dans le désert d’Atacama au Chili, les ouvriers se tuent à la tâche dans les mines de salpêtre.
Leur seul loisir les conduit à Pampa Union où ont rapidement fleuri lupanars de bas étage ettroquets sordides. Dans cette ville où bourdonne la fête noctambule, Sixto Pastor Alzamora a installé son échoppe de coiffeur et réduit barbes et coiffes en vociférant contre l’injustice sociale et en clamant sa foi en l’émancipation du prolétariat. Sa fille Golondrina del Rosario est quant à elle une délicate et sensible pianiste à l’âme éperdument romantique qui vit dans le souvenir d’une nuit de passion dans les bras d’un inconnu. Elle le voit réapparaître en chair et en os lors du recrutement pour la fanfare distille son art dans les bordels. Autour d’eux gravite un univers de personnages haut en couleur dans une atmosphère chargée de soleil, d’érotisme, d’humour et de douleur. C’est magnifique.

 Collectif, Lettre ouverte aux lecteurs qui aspirent à la liberté, éditions Thierry Magnier, 2006, gratuit !
Un petit livre gratuit que vous pouvez demander à votre libraire préféré et qui vous explique,simplement, en quoi la biblio-diversité nous concerne toutes et tous.

 La Cimade, Votre voisin n’a pas de papiers. Paroles d ‘étrangers, La Fabrique éditions, 2006, 15 euros

Pendant plusieurs années, M. Mehdi a été autorisé à vivre en France mais n’a jamais eu le droit de gagner sa vie en travaillant légalement. Douce France... 

Colin Wilson, Meurtre d’une écolière, Rivages Noir, 8,50 euros

Les méthodes d’investigation de la police londonienne des années 70 enfin révélées ! Une jeune fille en tenue d’écolière est retrouvée morte dans le jardin d’une maison bourgeoise vidée de ses occupants. Une écolière d’un genre très particulier...

Nacira Guénif-Souilamas dir., La république mise à nu par son immigration, La Fabrique éditions, 2006, 15 euros

Un livre collectif qui démonte les mécanismes et les discours qui conduisent au mieux à stigmatiser au pire à incriminer les immigrants. Bref mais salutaire.

Joe R. Lansdale, L’arbre à bouteilles, Gallimard, Folio policier, 6,40 euros
Leonard hérite de quelques milliers de dollars et de la maison de son oncle qu’il entreprend de restaurer avec son bon copain. Rien de très original si ce n’est ce cadavre sous le parquet... Tonton était-il un assassin pédophile ? Un polar plein d’humour.



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Nicolas Chevassus-Au-Louis, Les briseurs de machines : de Nedd Ludd à José Bové, Seuil, 2006, 20 euros
Il est des pans entiers de l’histoire sociale qui restent dans la pénombre. Celle des briseurs de machines dans la première partie du XIXe siècle en fait partie. Ce mouvement naît avec la révolte des luddites en 1811 dans l’Angleterre des débuts de la révolution industrielle. Ned Ludd est, semble-t-il, un personnage imaginaire qui fédère diverses résistances à l’arrivée des machines dans l’industrie textile. En l’espace de quelques années, plus de mille machines sont détruites par des bandes organisées avant que la répression policière ne mette fin à la contestation. Des répliques touchent alors toute l’Europe jusque vers les années 1850, période qui voit la stratégie ouvrière changer de nature pour s’orienter vers un combat plus politique. Les analyses socio-économiques divergent pour interpréter ces émeutes. Les historiens Hobsbawm et Thompson y décèlent, eux, la naissance de la classe ouvrière, utilisant l’émeute comme technique de négociation collective ; une stratégie sociale donc et pas simplement un ensemble de réflexes réactionnaires.

Driss Chraïbi, L’homme qui venait du passé, folio, Gallimard, 2006, 5,90 euros
Entre deux beignets et un joint, Ali, inspecteur à Marrakech se charge d’étouffer une affaire criminelle qui met les autorités en difficulté. Un homme a été retrouvé mort au fond d’un puits dans un palais de la ville et le cadavre semble intéresser toute la communauté internationale. Et pour cause : il s’agit d’un leader terroriste bien connu de n’importe quel quidam. Avec des méthodes peu orthodoxes, l’inspecteur remet le cadavre dans le placard pour apaiser les esprits mais entame néanmoins la véritable enquête jusqu’à obtenir une carte exhaustive du réseau terroriste aux ramifications internationales. Sur un ton toujours empreint d’humour et d’impertinence et avec des mises en scène souvent très cocasses, Chraïbi bouscule, déplace les clichés, se moque de la pseudo-guerre du “bien contre le mal”, expose au grand jour les différends douteux entre la mafia et le politique. Une comédie grinçante qui se déploie sans illusion.

Giancarlo De Cataldo, Romanzo criminale, Métailié, 2006, 23 euros
Voici l’histoire du Libanais et de sa bande de petits voyous faisant main basse sur Rome à partir des années 70. Un roman qui touche la réalité de très près. À la fois sombre et palpitant.

Étienne Davodeau, Rural ! , Chronique d’une collision politique, Delcourt, 2004, 14 euros
Des ruraux s’organisent et tentent de résister à l’arrivée d’une autoroute. Un combat qui semble perdu d’avance. L’auteur nous livre un vrai reportage en bande dessinée, préfacé par José Bové.

Robert Mc Liam Wilson, Eureka street, 10x18, 1999, 8,50 euros
À Belfast, les tribulations et les joies d’une ribambelle de personnages aux humeurs parfois fantasques sont contées avec un humour décapant et une profonde poésie. Entre tragique et comique, voici un livre qui ne s’oublie pas.

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, Sociologie de la bourgeoisie, La Découverte, 2003, 7,95 euros
Un couple de sociologues nous démontre que la notion de classe sociale est loin d’être morte. Et s’il en reste une bien vivante, il se pourrait bien que ce soit la bourgeoisie, camarade !

Fred Vargas, Dans les bois éternels, Viviane Hamy, 2006, 18 euros
De quoi réjouir les chaumières : un nouveau Vargas ! On s’accroche à nouveau aux basques (sans offense pour ses origines béarnaises !) du mélancolique commissaire Adamsberg dont les intuitions déroutantes promettent une enquête bien tordue...

LA CONJURATION DES IMBÉCILES, John Kennedy Toole, Ed.10/18 - Domaine étranger 1981
Si vous ne riez pas aux éclats en lisant ce livre, c’est que vous avez sans doute de graves problèmes ou alors vous êtes dans un état dépressif très avancé. C’est à l’âge de 32 ans, dans les années 70, que l’auteur de ce chef-d’œuvre met fin à ses jours persuadé qu’il est un écrivain raté (son roman a été refusé par tous les éditeurs contactés). Dès lors, sa mère reprend le flambeau et parvient à force d’acharnement à le faire publier en 1981. Il obtient le prix Pulitzer et un succès inespéré. Au centre de ce roman totalement loufoque se trouve Ignatius Reilly, personnage picaresque, haut en couleurs et sacré fouteur de merde. Toutes ses initiatives virent aufiasco, que ce soit dans le domaine du travail, dans ses tentatives de révolution comme dans ses relations avec les autres. Il remplit par ailleurs des cahiers d’enfant entiers de ses propos châtiés, souvent pédants et totalement en décalage. Ignatius est un personnage outrecuidant, entouré d’abrutis et on lui pardonne tous ses excès. Ce livre est aussi l’occasion de se plonger dans l’atmosphère de la Nouvelle-Orléans dont il a été beaucoup question récemment. 

Patrik Ourednik, Europeana, Une brève histoire du XXe siècle, Éditions Allia, 2005, 6,10 euros

L’auteur, d’origine tchèque, revisite l’histoire de ce court vingtième siècle, au travers de vies, d’histoires, d’anecdotes nombreuses et variées. Son écriture dessine un entrelacs de faits qui certaines fois s’entrechoquent, d’autres fois résonnent, parfois laissent pantois. Certains thèmes sont récurrents comme la notion de progrès, la première et la seconde guerre mondiale, le racisme, les bouleversements sociaux à l’œuvre au siècle dernier. Sous une fausse naïveté se cache une vision crue et lucide des croyances et des non-dits de cette europeana qui nous est encore si proche. Les raccourcis historiques sont assumés et certaines anecdotes vous laisseront sans voix. Comme celle de ce soldat allemand amoureux fou d’une femme juive morte en déportation apprenant un jour que le savon qu’il utilise provient des cadavres issus des camps d’extermination. Etonnante aussi l’histoire de ce pilote qui décide d’appeler son avion Enola Gay en souvenir de sa grand-mère irlandaise. Il trouve ça rigolo. Cet avion transporte, en août 1945, au-dessus d’Hiroshima, une bombe atomique... Le ton est donné.

Alexis Salatko, Horowitz et mon père, Fayard, 2006, 14 euros
Mme Radzanov ne cessera jamais de harceler son fils pour qu’il reprenne sérieusement le piano. Pourtant, depuis que tous deux comme tant d’autres ont dû quitter l’Ukraine après la révolution d’Octobre, Dimitri a fait le choix définitif de délaisser la carrière de concertiste qui s’offrait à lui. Mais la musique n’a jamais quitté son existence. Comme lorsqu’à Kiev il affrontait avec succès au piano le désormais célèbre Horowitz, il continue de livrer ses duels musicaux dans l’ombre, secondé par son fils qui porte la voix narrative de cet émouvant récit. Installé dans une banlieue parisienne et marié à une femme de condition modeste, comédienne de profession (imaginez le mépris de la belle-mère !), Dimitri mène une vie quelque peu médiocre en gagnant sa vie aux usines Pathé Marconi où, non sans ironie il fabrique les disques de son éternel rival. Mais l’est-il réellement ? Dimitri Radzanov a choisi contre la gloire et la solitude inévitablement associées, les joies et les valeurs d’une vie remplie d’amour et de combats. Une écriture sensible et tendrement mélancolique tisse les mots de ce très beau texte.

Hernàn Rivera Letelier, Mirage d’amour avec fanfare, Métailié, Coll. Suites, 2004, 9,50 euros
Dans le désert d’Atacama au Chili, les ouvriers se tuent à la tâche dans les mines de salpêtre.
Leur seul loisir les conduit à Pampa Union où ont rapidement fleuri lupanars de bas étage ettroquets sordides. Dans cette ville où bourdonne la fête noctambule, Sixto Pastor Alzamora a installé son échoppe de coiffeur et réduit barbes et coiffes en vociférant contre l’injustice sociale et en clamant sa foi en l’émancipation du prolétariat. Sa fille Golondrina del Rosario est quant à elle une délicate et sensible pianiste à l’âme éperdument romantique qui vit dans le souvenir d’une nuit de passion dans les bras d’un inconnu. Elle le voit réapparaître en chair et en os lors du recrutement pour la fanfare distille son art dans les bordels. Autour d’eux gravite un univers de personnages haut en couleur dans une atmosphère chargée de soleil, d’érotisme, d’humour et de douleur. C’est magnifique.

 Collectif, Lettre ouverte aux lecteurs qui aspirent à la liberté, éditions Thierry Magnier, 2006, gratuit !
Un petit livre gratuit que vous pouvez demander à votre libraire préféré et qui vous explique,simplement, en quoi la biblio-diversité nous concerne toutes et tous.

 La Cimade, Votre voisin n’a pas de papiers. Paroles d ‘étrangers, La Fabrique éditions, 2006, 15 euros

Pendant plusieurs années, M. Mehdi a été autorisé à vivre en France mais n’a jamais eu le droit de gagner sa vie en travaillant légalement. Douce France... 

Colin Wilson, Meurtre d’une écolière, Rivages Noir, 8,50 euros

Les méthodes d’investigation de la police londonienne des années 70 enfin révélées ! Une jeune fille en tenue d’écolière est retrouvée morte dans le jardin d’une maison bourgeoise vidée de ses occupants. Une écolière d’un genre très particulier...

Nacira Guénif-Souilamas dir., La république mise à nu par son immigration, La Fabrique éditions, 2006, 15 euros

Un livre collectif qui démonte les mécanismes et les discours qui conduisent au mieux à stigmatiser au pire à incriminer les immigrants. Bref mais salutaire.

Joe R. Lansdale, L’arbre à bouteilles, Gallimard, Folio policier, 6,40 euros
Leonard hérite de quelques milliers de dollars et de la maison de son oncle qu’il entreprend de restaurer avec son bon copain. Rien de très original si ce n’est ce cadavre sous le parquet... Tonton était-il un assassin pédophile ? Un polar plein d’humour.


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