“L’ex-futur président des États-Unis” Al Gore ne serait pas un écologiste de la dernière heure. Dès ses années de formation un professeur adulé l’aurait initié, par l’intermédiaire de calculs scientifiques, aux risques potentiels engendrés par le réchauffement de la planète. Et depuis il n’aurait eu de cesse de chercher à alerter le public, les pouvoirs politiques et économiques en organisant des centaines de conférences ou en tentant d’agir politiquement. Sans résultat pour l’instant sur la courbe du réchauffement, comme toutes les tentatives de ce genre ; les lobbies industriels et politiques transformant ou occultant à ses yeux la réalité scientifique pour favoriser leurs intérêts économiques jusqu’à l’absurde.
Dans son film, Al Gore se met en scène dans l’une de ces conférences. Armé de nombreux graphiques en camembert ou de pics de chaleurs ascendants (toujours), et accompagné d’images contrastées (de belles images de nature intacte succédant à des images de catastrophes humanitaires plus ou moins naturelles), il tente par vulgarisations scientifiques (cours sur l’ozone, sur les courants marins), par retours historiques (la gestion politique et économique désastreuse du tabac), par empathie (il se met dans la peau du “négationniste” qui cherche à générer le doute malgré l’évidence dans un but économique) et par l’absurde (que choisir ? Sauver les lingots d’or ou la planète sur laquelle on vit ?) de démonter les arguments de ceux qui ne voudraient pas y croire et renforcer les certitudes de ceux qui y croient déjà. Pour lui et les scientifiques les banquises fondent, les continents seront en partie immergés d’ici peu de temps ; les virus redoublent de violence, les ouragans se multiplient, les mutations des courants marins risquent de dérégler le climat ; des milliers d’espèces animales vont disparaître, des millions de personnes devront migrer au risque de désastres humanitaires, et enfin, l’économie mondiale en sera profondément affectée (visiblement le meilleur argument auprès des industriels).
Pour éviter ces désastres annoncés il faudrait à ses yeux une action politique et économique forte qui regarde la réalité en face, sans avoir à subir la pression de lobbies surpuissants qui ne pensent qu’à leurs profits immédiats (clin d’œil à l’administration Bush corrompue).
Même si on peut reprocher au film de surfer sur la vague du discours alarmiste de l’écologie, peut-être dans une optique électorale et avec une vision quelque peu manichéenne, Al Gore semble bien maîtriser le discours scientifique dominant et la façon de le présenter au grand public. Tout en nous faisant prendre conscience des dangers importants qui nous menacent, cela ne devrait toutefois pas nous épargner de garder en mémoire que notre connaissance scientifique du monde est loin d’être complète.

Note. Citons des avis minoritaires et très critiqués actuellement, comme celui de Claude Allègre, qui remettent en question les causes et les effets du réchauffement. (Voir par exemple l’article sur www.dossiersdunet.com : “La lutte contre le changement climatique menace les pauvres” ou sur www.lesechos.fr : “Réchauffement ou échauffement des esprits”).




+++

“L’ex-futur président des États-Unis” Al Gore ne serait pas un écologiste de la dernière heure. Dès ses années de formation un professeur adulé l’aurait initié, par l’intermédiaire de calculs scientifiques, aux risques potentiels engendrés par le réchauffement de la planète. Et depuis il n’aurait eu de cesse de chercher à alerter le public, les pouvoirs politiques et économiques en organisant des centaines de conférences ou en tentant d’agir politiquement. Sans résultat pour l’instant sur la courbe du réchauffement, comme toutes les tentatives de ce genre ; les lobbies industriels et politiques transformant ou occultant à ses yeux la réalité scientifique pour favoriser leurs intérêts économiques jusqu’à l’absurde.
Dans son film, Al Gore se met en scène dans l’une de ces conférences. Armé de nombreux graphiques en camembert ou de pics de chaleurs ascendants (toujours), et accompagné d’images contrastées (de belles images de nature intacte succédant à des images de catastrophes humanitaires plus ou moins naturelles), il tente par vulgarisations scientifiques (cours sur l’ozone, sur les courants marins), par retours historiques (la gestion politique et économique désastreuse du tabac), par empathie (il se met dans la peau du “négationniste” qui cherche à générer le doute malgré l’évidence dans un but économique) et par l’absurde (que choisir ? Sauver les lingots d’or ou la planète sur laquelle on vit ?) de démonter les arguments de ceux qui ne voudraient pas y croire et renforcer les certitudes de ceux qui y croient déjà. Pour lui et les scientifiques les banquises fondent, les continents seront en partie immergés d’ici peu de temps ; les virus redoublent de violence, les ouragans se multiplient, les mutations des courants marins risquent de dérégler le climat ; des milliers d’espèces animales vont disparaître, des millions de personnes devront migrer au risque de désastres humanitaires, et enfin, l’économie mondiale en sera profondément affectée (visiblement le meilleur argument auprès des industriels).
Pour éviter ces désastres annoncés il faudrait à ses yeux une action politique et économique forte qui regarde la réalité en face, sans avoir à subir la pression de lobbies surpuissants qui ne pensent qu’à leurs profits immédiats (clin d’œil à l’administration Bush corrompue).
Même si on peut reprocher au film de surfer sur la vague du discours alarmiste de l’écologie, peut-être dans une optique électorale et avec une vision quelque peu manichéenne, Al Gore semble bien maîtriser le discours scientifique dominant et la façon de le présenter au grand public. Tout en nous faisant prendre conscience des dangers importants qui nous menacent, cela ne devrait toutefois pas nous épargner de garder en mémoire que notre connaissance scientifique du monde est loin d’être complète.

Note. Citons des avis minoritaires et très critiqués actuellement, comme celui de Claude Allègre, qui remettent en question les causes et les effets du réchauffement. (Voir par exemple l’article sur www.dossiersdunet.com : “La lutte contre le changement climatique menace les pauvres” ou sur www.lesechos.fr : “Réchauffement ou échauffement des esprits”).



Réagir

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.



(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)



Qui êtes-vous ? (Optionnel)




























Site Internet du magazine mensuel "le bouffon". Actualités sociales et culturelles. Edité à Caen par l'association Les Chemins de Traverses. Presse associative & alternative. Chantier d'insertion depuis 2005.
Le site utilise le logiciel libre et gratuit spip.
Contact: les chemins de traverses. tel:0231528707. email: lejournal.bouffon@laposte.net
Webmestre: Mathieu Boulier. tel: 0231841089. email:eblouir@yahoo.fr
flux rss  Flux rssInscription à la newsletter